Catégorie : Sécurité & Technique | Temps de lecture : 5 min | Niveau : Tous pilotes
Avant chaque décollage, une seule règle s’impose : ne rien laisser au hasard. La visite prévol d’un paramoteur est une étape incontournable, que vous soyez pilote débutant ou pilote expérimenté. Elle conditionne directement votre sécurité en vol et celle des personnes qui vous entourent.
Chez Aériance Paramoteur, nous avons développé une check-list prévol complète, construite selon la méthode du mind mapping (carte mentale), pour vous permettre de vérifier chaque point sans rien oublier — de manière visuelle, logique et reproductible.
Pourquoi une check-list prévol est indispensable en paramoteur
Contrairement à l’aviation générale où les procédures sont imposées par la réglementation et vérifiées par un organisme de contrôle, le pilote de paramoteur est son propre technicien. C’est lui — et lui seul — qui s’assure que la machine est en état de voler avant de décoller.
L’habitude est l’ennemi de la vigilance. Plus vous connaissez votre machine, plus vous risquez de « compléter mentalement » une vérification que vous n’avez pas réellement effectuée. Une check-list physique, utilisée dans le même ordre à chaque vol, est la seule parade efficace contre ce biais cognitif.
Règle d’or : Si vous hésitez sur un point lors de la prévol, c’est que quelque chose ne va pas. Ne décollez pas.
Ce que couvre notre check-list prévol GMP
Notre check-list se concentre sur le Groupe Moto-Propulseur (GMP) — c’est-à-dire l’ensemble moteur, hélice, châssis, sellette et circuit d’essence. Elle est organisée en grandes sections :
- Pré-requis généraux — anomalie visuelle, dissymétrie, démarreur, embrayage
- Hélices — fixation, extrados, intrados
- Réduction — courroie, tension, pignon, niveau d’huile
- Bougie et culasse — anti-parasite, capot, suintements
- Échappement — fissures, fixations pot/culasse, cartouche
- Carburateur — durites, fuites, rappel de commande, câble de gaz
- Boîte à air — fixation, encrassement
- Fixation bloc moteur et silent blocs — boulons, usure
- Lanceur — poulie, corde, retour
- Batterie — état, fixation, charge
- Circuit d’essence — réservoir, carburant, bouchon, durits
- Châssis — centre, cage, filet, crosses
- Sellette — sangles, secours, planchette
- Biplace à pied — roll-bar, écarteurs, sellette passager
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N’oubliez pas votre aile
La check-list GMP couvre le moteur et le châssis, mais la vérification de votre voile est tout aussi essentielle. Elle mérite une attention particulière, surtout si elle a subi des contraintes inhabituelles — passage dans des ronces, accrochage sur des racines, atterrissage difficile.
Les suspentes : un point de contrôle prioritaire
Contrôlez systématiquement chacune des suspentes reliant la voile aux élévateurs, ainsi que leur gainage. Une suspente usée, coupée ou dégainée peut entraîner une asymétrie sévère en vol. Les constructeurs recommandent un contrôle professionnel tous les 2 ans ou toutes les 100 heures de vol — à ne pas négliger.
Les trois ennemis de votre voile
1. Les UV
Le rayonnement ultraviolet dégrade progressivement les fibres de la voile et des suspentes. Ce que peu de pilotes savent : dès que votre aile est sortie de son sac, elle est considérée comme « en vol » du point de vue de l’exposition UV. Rangez-la systématiquement dans son sac vrac dès que vous ne l’utilisez plus, même entre deux vols de la journée.
2. L’humidité
Une voile mouillée qui reste enfermée dans le coffre d’une voiture est une voile qui moisit. Après chaque vol sous la pluie ou sur terrain humide, faites-la sécher le plus rapidement possible dans un endroit aéré, à l’ombre. Évitez le séchage en plein soleil qui cumulerait les effets UV.
3. L’érosion
Le sable est particulièrement abrasif pour les tissus et les suspentes. Évitez de traîner votre voile sur le sol, surtout sur terrain sablonneux ou gravillonneux. Posez-la, ne la glissez pas.
La méthode du mind mapping pour ne rien oublier
Notre check-list utilise la structure en carte mentale (mind mapping) : chaque grande catégorie se décompose en sous-catégories, elles-mêmes détaillées en points de contrôle précis. Cette approche visuelle présente plusieurs avantages :
- Elle correspond à la façon dont le cerveau mémorise et navigue l’information
- Elle permet d’identifier rapidement où vous en êtes dans la vérification
- Elle peut être adaptée à votre machine spécifique (type de moteur, présence ou non d’un démarreur électrique, biplace à pied, etc.)
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Elle peut être plastifiée et glissée dans votre sac de vol pour une utilisation terrain immédiate.
En résumé
| Point de contrôle | Fréquence recommandée |
|---|---|
| Check-list GMP complète | Avant chaque vol |
| Contrôle visuel des suspentes | Avant chaque vol |
| Contrôle approfondi par un professionnel | Tous les 2 ans ou 100h |
| Vérification du circuit d’essence | Avant chaque vol |
| Rangement dans le sac vrac | Après chaque utilisation |
La prévol n’est pas une contrainte — c’est le premier geste du pilote responsable. Prenez le temps de la faire correctement, dans le calme, sans précipitation. Les 10 minutes que vous y consacrez peuvent changer radicalement l’issue d’un vol.
Aériance Paramoteur — École de paramoteur en Essonne (FR.IULM.0032)
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