Championnat de paramoteur

Se préparer pour le Championnat de France de paramoteur!

Quand Christelle et moi nous sommes lancés dans la compétition, nous étions très interrogatifs sur le sujet. Et pourtant…
On entend souvent les amis et autres pilotes dire: “Il ne faut pas se prendre au sérieux, il faut y aller comme ça et puis ça permet de progresser“. Ou bien: “il ne faut pas se mettre la pression“.

C’est faux!

Si l’on a envie de se balader, on va faire un rassemblement comme il y en a beaucoup de proposés, mais on ne s’inscrit pas à une compétition.
Ce qui veut dire que si vous souhaitez y participer, vous avez, même bien enfoui au fond de vous, un coté compétiteur. Croyez-moi qu’après la première journée de compétition, quand le premier classement provisoire tombe, votre coté compétiteur va se faire sacrément entendre.
Vous aurez immanquablement envie de dépasser celui qui est devant vous et bien entendu de ne pas vous faire doubler par celui qui est derrière.
A partir de maintenant, vous êtes dans la compétition…

Pour éviter de se mettre en danger en prenant des risques inutiles, il est vivement conseillé d’arriver avec un minimum de préparation.

La première bonne décision à prendre, même si elle parait évidente, est de lire le règlement de la compétition et le catalogue d’épreuves afin de bien comprendre leur déroulement et la distribution des points.

Ensuite, je vous propose, le programme suivant:

On s’aperçoit presqu’à chaque fois que les places se gagnent sur de petits détails qui mis bout à bout creusent un écart important entre le pilote préparé et un autre.

La précision d’atterrissage:
A chaque vol, ou lorsque vous revenez de navigation, faites toujours une précision d’atterrissage dans les règles.
C’est à dire que vous montez à 200M sol et vous COUPEZ le moteur: pas au ralenti, moteur coupé! On voit trop souvent, par simplicité, des pilotes s’entrainer moteur au ralenti mais l’approche et finalement la possibilité de se sauver en cas de galère change totalement votre approche et votre prise de risque par rapport au cas de figure moteur coupé.

Entrainez-vous à naviguer:
Naviguer c’est pouvoir suivre une carte inconfortablement installé tout en pilotant.
Les épreuves de navigation se font au chronomètre et à la boussole. Le GPS est bien entendu interdit (Aïe). Il est donc préférable d’avoir vécu quelques navigations en conditions réelles avant de concourir.
Par exemple, prenez une carte au 1/100 000 (échelle utilisée en compétitions françaises) puis définissez une vingtaine de balises (200 mètres de diamètre) et essayez d’en survoler un maximum en une heure. S’il reste inaccessible dans une de vos poches, votre téléphone portable peut servir de traceur afin de vérifier les balises survolées.
Changez de lieu et recommencez. Cet exercice vous permettra d’appréhender les stratégies d’optimisation de parcours et de savoir à quelle vitesse maximum vous volez.
Notez à chaque fois le nombre de kilomètres parcourus, le temps de vol et la vitesse du vent moyen ce jour.

Entrainez vous à l’économie:
Avez-vous bien lu le manuel de votre aile?
Savez-vous combien de kilomètres vous faites avec un litre d’essence?
Savez-vous, à quelle position de Trims votre aile offre le meilleur rendement (vitesse/conso) ?
Savez-vous combien de temps vous pouvez rester en l’air avec un litre ?
Ces données vous seront utiles, pour ne pas dire indispensables, pour ces épreuves qui vont se jouer sur les derniers centilitres de carburant.
Essayez d’avoir un miroir pour vérifier le contenu de votre réservoir en vol.
Il est interessant d’avoir le marquage à 4L et à 2L de carburant en vous mettant sur un portique donc en tenant compte de l’inclinaison de la machine en position de vol.
Les pilotes habitués à la compétition ont un réservoir additionnel qui leur permet de visualiser immédiatement leur dernier litre de carburant.
Il est temps désormais de defueler votre machine (vider le réservoir). Essayer de la démarrer plusieurs fois pour vérifier qu’elle est effectivement vide.
Remplissez votre réservoir avec 2L de mélange après l’avoir pesée. Vous saurez de cette manière quel est le ratio entre le volume et le poids du mélange.
L’économie pure se joue quand les thermiques se sont installés. Il faut s’attendre a être quelque peu chahuté et le parachute de secours est plus que recommandé dans ces conditions de vol.

Démarrez votre chronomètre quand vous décollerez. Choisissez l’horaire adéquat pour commencer à enrouler. Pour une première, il est préférable de partir en fin de thermique ou au tout début et de revenir se poser quand les conditions se musclent.
Dans tous-les cas, posez-vous si vous êtes trop inquiets.

Vous êtes prêts pour commencer la compétition et surtout en profiter.

Ces quelques entrainements sont faits pour se préparer aux épreuves que vous êtes susceptibles de rencontrer mais ne remplaceront pas un stage compétition, avec un instructeur expérimenté, comme nous pouvons les organiser sur une journée.

N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés.

contact@aeriance.fr
https://aeriance.fr
Tél: 0687782364

Bonne compétition et surtout bons vols!

Crédit photo: Vincent Beutter.